samedi 19 janvier 2019

Canal Sarmiento

Le 7 janvier, les vents de Nord Ouest dominants faiblissent et nous permettent d'emprunter le célèbre canal de Magellan. Ce passage qui relie l'océan
Atlantique au Pacifique fut découvert en 1520 par le navigateur portugais Fernand de Magallan soutenu par roi d'Espagne Charles . Nous franchissons le
passage Tortuoso avec ses courants forts accompagnés par de nombreuses baleines, et nous profitons de la pétole pour naviguer de nuit et atteindre la caleta
Teotika dans le canal Smyth le lendemain midi. Pour une fois depuis presque un mois, il ne pleut pas de la journée et le soleil chauffe le pont de
Libertaire! Nina et Diane ont rebaptisé la Patagonie chilienne en "Pays de la pluie"!
Nous restons 1 semaine dans cette caleta très protégée et au cadre bucolique. Les vents de N ou NO forts nous empêchent de poursuivre ; la grisaille et la
pluie sont de retour. Seules les belles fleurs de Coicopihue nous rappellent que nous sommes en plein été ici et donnent un peu de couleur au décor. Les
filles semblent s'accommoder très bien de ce rythme plus lent de navigation, les balades quotidiennes dans ces paysages déserts mais avec une végétation
souvent dense deviennent familières. Mardi 15 janvier, le vent de Sud Ouest tant attendu, nous permet d'avancer de 80 miles vers le Nord avec un petit stop
pour la nuit à la caleta Columbine. Nous quittons ainsi les copains du Petrouchka avec qui nous avons navigué pendant près d'un mois et qui rejoignent
Puerto Natales. Nous sommes actuellement ancrés à la caleta Moonlight Shadow sur la côte Ouest du Canal Sarmiento. Nous espérons rejoindre le petit village
de Puerto Eden à 150 miles au Nord d'ici la fin du mois.

samedi 5 janvier 2019

2019 à Brecknock

Mardi 18 décembre, nous sommes prêts à appareiller pour commencer notre remontée des canaux chiliens qui devrait s'achever mi mars à Valdivia sur la côte
ouest du Chili. Nous avons donc un peu de temps devant nous pour profiter des ces magnifiques paysages entre mer et montagne... et très souvent sous la
pluie. La région est en effet réputée pour ses records pluviométriques et ses vents catabatiques. Dans un premier temps, nous faisons cap à l'Ouest
empruntant le bras nord du canal du Beagle pour la 3 ème fois depuis 2017. Nous mouillons à la caleta Olla puis devant l'ile Pirincho dans le fjord
Garibaldi devant un des glaciers de la Cordillère de Darwin, nous rejoignons ensuite nos amis français du voilier Petrouchka pour Noël sur l'ile Chair où
nous restons 3 jours. Nous profitons d'une petite accalmie pour gagner la caleta Emilita sur l'ile O'Brien puis gagnons le mouillage de Puerto Atracadero et
relâchons dans le spectaculaire mouillage de la caleta Brecknock pour fêter la nouvelle année avec deux autres voiliers. La petite baie est toute entourée
de montagnes de granit avec de nombreuses cascades et lacs. Les randonnées sont grandioses mais très humides et ventées et nous devons profiter des quelques
journées d'accalmie pour naviguer. La navigation dans les canaux est confortable puisque sans houle et la plupart du temps mi voile mi moteur, mais il faut
rester vigilant car la cartographie est souvent fausse et certains rochers manquent... Nos remontons maintenant progressivement vers le Nord sans sentir
pour le moment une augmentation des températures, la neige est toujours présente sur les sommets et la mer ne dépasse pas les 8 degrés. Par ailleurs nos
parties de pêches restent pour le moment infructueuses mais il nous reste heureusement du bon mouton des Malouines. Nina et Diane sont par ailleurs ravies
de pouvoir patauger à leur guise dans leur combinaison imperméable, de grimper aux rochers et aux arbres et de faire naviguer leur petits jouets dans les
ruisseaux! Nous pensons embouquer le canal de Magellan dans les jours qui viennent pour rejoindre le canal Smith et continuer notre route vers le Nord.
Bonne année 2019!

dimanche 16 décembre 2018

Retour à Puerto Williams

Après une nouvelle semaine passée à Stanley nous récupérons enfin nos affaires arrivées avec deux mois de retard. Nous partons dans la foulée pour gagner les îles de l'Ouest. Le vent de Nord prévu est plus faible qu'annoncé et nous parcourons donc les 80 derniers milles qui nous séparent de la ferme Dunbar au moteur accompagnés par un ballet de dauphins de commerson. Hugues et Marie Paule que nous avions déjà rencontrés l'année dernière nous accueillent chaleureusement. Nous restons deux jours puis mouillons sur l'île de West Point quelques milles plus à l'Ouest pour aller observer les colonies d'albatros et de manchots gorfou par une belle journée de printemps. Nous levons l'ancre à l'aube avec le vent portant cap sur Beaver Island, l'île des Poncet que nous atteignons en milieu de matinée. Nous y avions également fait escale en 2017 mais cette année Jérôme est absent et nous faisons connaissance avec deux de ses fils, Dion et Leiv. Le début de la semaine est occupé par  la tonte des 400 moutons de l'île pendant que Nina et Diane s'attendrisent devant les petits papous fraîchement sortis de leur œuf lors de nos balades à terre. Samedi 9 décembre, la fenêtre météo nous permet de quitter les Malouines pour retourner à Puerto Williams où nous arrivons 50h plus tard. 36 heures de près avec 25-30 nœuds de vent mais maintenant l'équipage est bien amariné par rapport à début octobre. De plus la température a significativement augmenté mais également l'été approchant les nuits deviennent très courtes!
Nous y attendons notre extension de visa pour le Chili et en profitons pour voir les copains, et même hier le Père Noël venu rendre visite au enfants de l'école de voile!
Nous devrions partir en début de semaine pour 3 mois de remontée dans les canaux chiliens ! Joyeuses fêtes à tous!





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lundi 19 novembre 2018

Berkeley sound

Nous passons une semaine à Stanley, attendant nos colis qui n'arrivent toujours pas... L'avantage est de mieux connaître cette petite ville et ses charmants habitants avec lesquels nous passons quelques soirées. Les filles peuvent aussi fréquenter trois matinées par semaine le Jelly Tots, sorte de club d'activités pour enfants jusqu'à 5 ans. Nous en profitons pour quelques footings aux alentours, notamment jusqu'à la belle plage  de Gypsie Cove. Dimanche 11 novembre,  nous devons quitter le ponton publique comme à chaque fois que les passagers d'un Cruise ship envahissent la ville. Nous partons alors pour Johnson harbour dans le Berkeley sound, 20 milles au Nord où nous attendent Lee et Martha et leurs 4 filles âgées de 2 mois à 7 ans. Ils gèrent une ferme de 9000 moutons et Lee est le meilleur tondeur des Malouines et espère se qualifier prochainement pour le championnat du monde de tonte de moutons qui se tiendra en France en juillet prochain! Nina et Diane sont ravies de jouer avec leurs nouvelles copines tous les après-midi et parfois pour le dîner. Le mouillage est en plus bien protégé et  nous y restons donc 6 jours. Le mercredi 14 novembre, même si le temps est nuageux, nous nous partageons la journée pour parcourir à pied les 35 kms aller retour menant a Volunteer Beach où  vit la principale colonie  de manchots royaux des Malouines pendant que l'autre s'occupe des filles. Nous rentrons à bord courbaturés mais heureux d'avoir rencontré ces magnifiques manchots et juste un peu déçu de ne pas avoir pu partager ce moment avec nos enfants. Cependant c'est aussi agréable de partir se promener seul pendant 5 heures, c'est assez rare quand on voyage en famille....Le samedi 17, la météo semble finalement favorable pour gagner Volunteer Beach à la voile  et surtout la houle assez faible pour pouvoir débarquer, les filles partent donc également à la rencontre des manchots royaux et s’émerveillent devant les petits nés il y a quelques semaines. Nous pique niquons devant les colonies et rentrons prendre le goûter en compagnie d'Alain et Claudine sur Kotick, autre Damien 2, bien connu sous ces latitudes. Nous partons le lendemain matin à l'aube pour regagner Stanley et y arrivons 3 heures plus tard.

mercredi 7 novembre 2018

East Falkland

Il nous faut retrouver du plaisir à naviguer , à découvrir de nouveaux endroits, partir à  la rencontre de nouvelles personnes... La déception de ne pas avoir atteint la Géorgie du Sud nous pèse, il va falloir du temps pour digérer .
On essaie de penser à nos prochaines navigations dans les canaux de Patagonie et aux îles du Pacifique que nous espérons atteindre dans quelques mois.
Mais pour le moment, nous sommes contraints de rester aux Malouines pour récupérer des affaires arrivées en cargo avec plus d'un mois de retard...
Nous décidons donc faire du cabotage autour de l'île de l'Est des Malouines que nous n'avions pas eu le temps de visiter l'an dernier. Les conditions météorologiques souvent ventées et pluvieuses rendent les navigations peu confortables et les ballades à terre écourtées. Heureusement la faune est au rendez vous : manchots papous, jackass, macaroni, pétrels géants, cormorans , otaries , lions de mer, dauphins de commerson... et bien-sûr les emblématiques moutons et leurs agneaux.
Nous mouillons ainsi une nuit à Sparrow Cove puis à Pyramide Cove et Seal Cove avant de rejoindre Bleaker Island où  nous sommes reçus par Phil, Nick et Mike dans leur agréable propriété qui accueille de nombreux touristes pendant l'été  Nous gagnons ensuite Fanny cove et  sa belle plage de sable blanc propice à un rapide bain de mer vivifiant aux pieds des manchots papous qui nichent un plus haut dans les collines . Nous déposons Mathieu au petit village de North Arm afin qu'il puisse pendre son avion de retour pour la France. L'activité de la vingtaine d'habitants est essentiellement tournée vers l'élevage des 70 000 moutons, l'ambiance et le décor sont nettement plus ruraux que sur les îles tournées vers le tourisme. Le soleil réapparaît de manière plus prolongée et on peut enfin naviguer au portant. Après deux nuits au mouillage de Barren island nous remontant le sound qui séparenles deux îles principales des Malouines et arrivons de nuit au mouillage de San Carlos. Le paysage vallonné contraste avec le Sud Est de l'archipel très plat. Le lendemain, par une belle journée printanière , nous grimpons au sommet (très relatif un peu plus de 200m seulement) de Race Point. Çà fait du bien de prendre un peu de hauteur! Nous repartons lendemain, cap sur Stanley en espérant y récupérer enfin notre matériel... que nous attendons toujours aujourd'hui.
Les photos sont sur la page FB!